Google propose un web mobile allégé et plus rapide

Avec l’explosion des appareils mobiles, des millions d’utilisateurs à travers le monde se servent de leur mobile quotidiennement pour lire la presse, malgré des performances encore insatisfaisantes de certains sites.

Pour améliorer leur expérience avec les médias, Google est en train de développer un nouveau système, reposant sur un logiciel libre.

Google améliore l’accès aux infos sur mobile

Pour les médias qui ne disposent pas d’une application dédiée, les mobinautes n’ont pas d’autre choix que de passer par l’internet mobile, qui présente pourtant plusieurs lacunes : temps de chargement lent ou chargement saccadé, interruption de la lecture par le chargement de publicités.

Avec son nouveau système basé sur un programme « open source », le géant de l’Internet ambitionne d’accélérer l’accès des consommateurs aux informations et leur offrir un confort de lecture amélioré.

Le concept complète l’action de programmes tels que IDM (accélérateur de téléchargement de vidéos, musiques et autres contenus) pour répondre aux exigences de rapidité des utilisateurs.

Accès plus rapide aux contenus des médias partenaires

La firme de Mountain View assure en revanche que la liste d’articles proposés lors d’une recherche sur le moteur n’est pas hiérarchisée en fonction des relations d’affaires que la firme entretient avec les médias partenaires.

Toutefois, les médias utilisant le logiciel Google AMP (pour Accelerated Mobile Pages) pourraient, grâce à un chargement plus rapide de leurs contenus, apparaître en tête des résultats affichés.

De nombreux acteurs du monde de la presse participent au lancement de cette technologie. Les éditeurs traditionnels (le Wall Street Journal, le Financial Times, The Economist, Les Echos, BBC, le Guardian, Frankfurter Allgemeine, La Stampa ou The New York Times) côtoient les « pure players » (BuzzFeed, Mashable ou The Huffington Post). Des partenaires technologiques comme LinkedIn, Twitter, Pinterest, Adobe, WordPress, Chartbeat, Nuzzel et Parse.ly ont également rejoint le projet.

Pour accélérer le téléchargement, Google supprime tout le « superflu »

Afin de réduire les délais de chargement de 15 à 85 %, tous les médias participants vont bénéficier d’une version allégée du HTML qui ne laisse que peu de place au JavaScript. De nombreux tags disparaissent, les feuilles de style sont CSS fortement limitées, et seuls quelques composants HTML permettront l’insertion de sondages, formulaires, lecteurs vidéo…

En outre, les bannières publicitaires sont interdites. Seul le « iframe », page web intégrée dans une autre, permet d’afficher une pub, tandis que le ciblage publicitaire n’est plus possible que via la méthode du « tracking pixel », excluant toute technique plus pointue.

En parallèle, pour optimiser la vitesse de diffusion des pages AMP HTML, Google ouvre gratuitement son réseau mondial de serveurs de cache aux éditeurs.

Une initiative qui a l’avantage d’être open source

Google n’est cependant pas le précurseur de ce genre d’initiative. Le réseau social Facebook a dévoilé en mai dernier son logiciel « Instant articles », qui décuplerait la vitesse de connexion aux médias partenaires en leur permettant d’héberger leur contenu directement sur ses pages. En juin, Apple a lancé l’application « News », qui organise les articles de manière personnalisée. Twitter a récemment suivi leur exemple avec la fonction « Moments », destinée à rassembler les actualités importantes sur son fil de tweets.

S’il n’innove pas, Google se distingue par son ouverture, qui lui permet de fonctionner sur toutes les plateformes, évitant aux éditeurs d’être tributaires d’une technologie spécifique.

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